Star Wars VII : le retour de la farce

Publié le par MrChatNoir

Tous à vos sabres lasers, Star Wars revient ! l'épisode VII, le réveil de la force (The force awakens), est sorti peu avant les fêtes de Noël. Après une première trilogie mémorable, ayant hissé l'univers au rang de mythe contemporain, Lucas s'était bien crôuté au début des années 2000 avec sa "prélogie" (épisodes I, II, et III). Sans doute refroidi par les critiques, Lucas finit par vendre les droits de la licence à Disney qui, comme on le sait, tient plus de Picsou que de Mickey. Autant dire que j'attendais... que je n'attendais pas grand chose de ce nouvel opus, réalisé par l'enfant gâté d'hollywood, J. J. Abrams. Verdict dans la suite. Attention Spoiler !

Tintintintin - tin - tintintintin  - tin - tintintintiiin (John Williams)

Tintintintin - tin - tintintintin - tin - tintintintiiin (John Williams)

Star wars VII est un très bon divertissement. On peut donc dire, de ce point de vue, que c'est un  bon film. Mais par film, j'entends alors "objet commercial". Un produit culturel qui se voit réduire à la consommation n'a d'autre fonction que de procurer du plaisir. Les néophytes qui découvrent Star Wars ou ceux qui se fichent de l'univers et souhaitent juste voir du spectacle trouveront leur compte.

Par ailleurs, mise à part deux ou trois détails (sinon plus....), Abrams respecte scupuleusement l'univers Star Wars. Et pour cause, il est lui-même un grand fan de Star Wars, et il est peu dire que le film puisse se saisir comme du fan service sur grand écran...

Résultat, un film complètement accessible aux nouvelles générations et pourtant un long métrage qui s'évertue frénétiquement à séduire les fans de la première heure : le succès est assuré. Mais était-ce étonnant ? Abrams n'est pas la pute d'Hollywood pour rien : expert du grand écart et de l'art des compromis, allaité au "nouvel Hollywood" et comme fils dégénéré de Speilberg, il sait mieux qu'un autre produire ce qui se vendra. Il sait mieux que tout autre fabriquer du blockbuster bien lisse, à l'avant garde du formatage.

Inutile de dire que les critiques furent dithyrambiques. Allo Ciné estime à 4 étoiles sur 5 la moyenne des notes fournies par la presse française. Quelqyes articles rstent néanmoins intéressants ça et   (et dont je m'inspire essentiellement). Pour avoir écumé les critiques youtube sur le sujet - parfois je me fais du mal et j'ignore pourquoi - la quasi totalité des youtubers - qui habituellement sont corrosifs - font montre d'enthousiasme envers le film. Syndrôme du fan oblige...

 

Sur la photo : le père, le fils et le saint d'esprit ! (A vous de trouver)

Sur la photo : le père, le fils et le saint d'esprit ! (A vous de trouver)

Et là vous allez me dire, le Chat Noir il va pas être content. Tout cela semble couler trop clair. C'est trop beau, c'est trop simple, c'est trop facile. Tu m'étonnes ! Alors, où est le problème ?

Le problème c'est que tous ces beaux critiques sont eux mêmes des fans, c'est-à-dire des types qui ne demandent qu'une seule chose qu'on répète perpétue l'univers qui les fait rêver, qu'on alimente leur imaginaire, qu'on fasse fonctionner leur fantasme. Donc plus on répète, mieux c'est en un sens. Ceci n'est-il pas vain ? Ce désir n'est-il pas mortifère ? Je soulève d'autant plus facilement ces questions que moi-même je suis fan de la série.

Et après tout, n'est-ce pas l'une des fonctions du cinéma, faire rêver ? Immerger le spectateur en un autre univers, l'évacuer de son quotidien. Cette revendication des fans en un sens est légitime.

Le problème c'est que Star Wars n'est pas simplement une oeuvre de divertissement, un produit commercial. S'il a connu un tel succès, s'il a, qu'on le veuille ou non, marqué l'histoire du cinéma, c'est en raison du fait que la première trilogie cinématographique a su élaborer l'une des mythologies les plus importantes de l'âge moderne. Star Wars n'est pas simplement un film, c'est un mythe. C'est un produit commercial, certes, mais également une oeuvre d'art.

Le mythe est la mise en forme par le récit d'une réalité éclatée dans le but de lui redonner sens. L'histoire, face à l'aspect chaotique du réel, est une réponse qui permet de surmonter son désordre. Aussi, le mythe s'impose toujours comme le lieu où une société s'interroge sur elle-même et cherche à se définir.

Si Star Wars fut un événement si important, c'est parce que l'homme occidental post-moderne y trouva un questionnement et une représentation de son monde : une figuration de son univers politique - j'ai écrit un article sur la prélogie à ce sujet - , un questionnement sur son système de parenté, une réaffirmation de ses valeurs, etc. etc.

Nous avons vu que The force awakens est un beau produit marketing mais est-il parvenu à se hisserà la hauteur du mythe ? Redonne-t-il un sens original à l'Occident ? Rien de moins sûr.

Le passage du Milleum reste l'un des meilleurs moments du film.

Le passage du Milleum reste l'un des meilleurs moments du film.

Je vais donc, le temps d'un article, tuer le fan en moi pour passer sous crible ce fameux opus N°7. Au crible car pour moi - dès qu'on réfléchit un peu (mais encore faut-il réfléchir) - le film se moque clairement du spectateur voir de l'histoire du cinéma lui-même. Le hold up du siècle. Un foutage de gueule intergalactique ! Et ce pour plusieurs raisons....

Hé oui ! ça fait mal !

Hé oui ! ça fait mal !

1. L'opening crawl ou bienvenu au pays des Mickeys

Star wars, je parle des tous premiers, avaient innovés sur plein de points. Ces innovations ont tellement marqué les esprits qu'elles font désormais parties de "l'identité star wars". On peut penser à la musique de John Williams, au son des vaisseaux dans l'espace, ou encore au texte de l'ouverture se déroulant (opening crawl).

Celui-ci possède la particularité de se dérouler dans l'espace et donc non pas défiler de haut en bas ou de bas en haut, mais  en profondeur, dans l'espace. C'est par lui que débute chaque Star Wars. Il a pour mission de récapituler au spectateur le contexte narratif dans lequel débute l'histoire.

 Alors certes, l'opening crawl n'a jamais été de la grande littérature mais là... C'est d'un creux.... Je vous laisse juger :

 

Luke Skywalker has vanished.
In his absence, the sinister
FIRST ORDER has risen
from the ashes of the Empire
and will not rest until Skywalker, the last Jedi,
has been destroyed.

With the support of the REPUBLIC,
General Leia Organa leads a brave RESISTANCE.
She is desperate to find her
brother Luke and gain his
help in restoring peace and
justice to the galaxy.

Leia has sent her most daring
pilot on a secret mission
to Jakku, where an old ally
has discovered a clue to
Luke’s whereabouts . . . .

 

Star wars VII : le côté n'a jamais été aussi obscur !

Star wars VII : le côté n'a jamais été aussi obscur !

Là je sais pas quoi dire...Le film commence à peine et je sens déjà que ça pue grave. Non mais ça pue la naîveté. C'est Disneyland ! Tout le texte tourne autour de Luke ! C'est bien simple, 4 fois le mot en 17  demi-lignes (donc 8 lignes). Des collégiens qui m'écrivent ça, je leur écrits dans la marge "répétition !".

Non mais faites un effort, je sais pas moi, payez un écrivain au smic pour faire un truc un peu plus léché... Je sais qu'il y a de plus en plus de cons dans les spectateurs et qu'il faut toucher un large public mais quand même. On a l'impression de lire le scénario d'un mauvais film d'action des années 80 : "Luke est le sauveur de la galaxie". Autant dire que le scénario n'annonçait rien de transcendant.

 

C'est le début du naufrage !

C'est le début du naufrage !

2. L'histoire : A new Hope bis repetita

J'avais très peur, je sentais le naufrage arrivé. J'ai pas été déçu. le scénario est une grosse blague. Pourquoi ? Je ne suis pas original, je ne fais que reprendre ue critique que tout le monde a fait : Abrams nous a recraché le scénario de A new hope. Mais littéralement ! Il a repris exactement la structure narrative du IV et nous la refourgue, tranquille pépère, incognito, du style personne ne le remarquera.

Vous voulez une preuve ? Voici :

ahahahaha, le hold up du XXIème siècle !

ahahahaha, le hold up du XXIème siècle !

Donc c'est le film le plus attendu de l'année, Picsou sait très bien qu'il va s'en foutre plein le coffre, J. J. peu claquer tranquillou ses 200 millions pour assurer dignement la suite à l'une des légendes du cinéma, et ce con là n'est pas foutu de nous pondre un scénario original et intéressant ? C'est du gros foutage de gueule.

Mais comment peut-on sérieusement défendre ce film en ayant conscience que le réalisateur se fout de nous ? Sinon en acceptant se pacte tacite et au combien malsain, celui du fan,  près à bouffer sa propre merde et vendre sa mère du moment qu'on lui regorgite en HD la magie de son univers chéri, qu'on lui fasse revivre les secrètes trépidations prises à un monde trop longtemps oublié, qu'on ressucite l'espace onirique dans lequel, à nouveau, il trouvera respiration.

Même si clairement, à ce niveau là, ce n'est pas un hommage mais du plagiat.  Lucas lorsqu'il a critiqué le film juste après sa sortie s'est finalement rendu ridicule puisqu'il ne faisait rien d'autre que critiquer sa propre histoire.

Car le pire , c'est qu'en plus de cette structure, Abrams a repris des plans et des décors, des scènes et des dialogues qui s'inspirent tellement des épisodes IV, V ou VI qu'ils ne peuvent même plus être appéhendés comme du "fan service". Il s'agit d'un éhonté copier-coller. Pourquoi ? Manque de courage ? Stratégie commerciale machiavélique ? Ou peut-être grand enfant qui veut à son tour (re)faire son Star Wars... ? La suite nous le dira.

Que du beau monde !

Que du beau monde !

3. Les personnages : Du règne des déchets.

La deuxième grosse critique énoncée par les commentaires du film (qui paradoxalement restaient positifs à son sujet) concernait les personnages. Là encore, je vais rester peu original. Et pour cause, il y a fort à dire sur ces;derniers.

De manière générale, le jeu des acteurs reste très bon. Mention spéciale Daisy Ridley sublime dans le rôle de Rey et à Harrison Ford qui parvient à nous réssuciter le vieux Han, dommage que cen e soit que le temps de l'opus. Cependant, ce n'est pas parce que les acteur joue bien qu'automatiquement son personnage est intéressant : il demeure prisonnier du script. L'écriture du rôle joue tout autant sinon plus sur le destin du personnage. A ce niveau là, SWVII ne brille pas beaucoup.

Si le personnage de Rey reste appréciable (malgré des incohérences que je détaillerais plus tard), d'autres peronnages se montrent beaucoup plus gênants voire incohérents.

D'abord, Finn. Je fais parti de ceux qui n'ont pas plus que cela apprécié Finn. D'une part, je trouve que le rôle demeure une caricature hollywoodienne du "Black dans le rôle du bouffon", ici pour apporter une dose d'humour (Finn n'est d'ailleurs pas très drôle).

Ensuite, il est assez incohérent. C'est un stormtrooper - mais sans être un clone - prenant conscience de sa condition d'esclave militaire et cherchant à s'en affranchir. Sur le papier c'est très intéressant. Seulement, pour que la chose reste vraissemblable, il faudrait que Finn est encore quelque chose du stormtrooper. L'empire ou le premier ordre ne prenne pas le premier vagabond qui passe pour le foutre dans ses rangs, il y a endoctrinement, conditionnement et entrainement. Là, on sent le mec fragile quand même. Limite si ce n'est pas par accident qu'il tue. Il n'a clairement pas le profil du fidèle soldat. D'ailleurs, il ne sait pas faire grand chose....

Et soudain, tu comprends que ta vie est celle d'un rat en CAGE. Tu te réveilles, tu become aware.

Et soudain, tu comprends que ta vie est celle d'un rat en CAGE. Tu te réveilles, tu become aware.

Autre personnage vraiment mauvais, le "méchant" pas vraiment "méchant" mais quand même "méchant". Si l'on peine à prendre au sérieux Kylo Ren, c'est parce qu'il a tout de l'enfant. Rentrant en de pitoyables rages dès que les événements contreviennent à ses aspirations au lieu, avec classe, de punir ses sous-fifres comme le faisait Vader. il tape avec son sabre laser sur n'importe quoi, comme un gamin fait sa crise. D'ailleurs, la confrontation shakespearienne avec le casque de Vader tourne vite à la vénération de la groupie de son idôle.

Le face à face avec le père réel, Han Solo, se montre elle aussi pathétique : on voit le grand méchant, c'est-à-dire le chef d'une armée de nazis de l'espace quand même - chialmer devant son père, mui dire qu'il a raison, puis d'un coup, on ne sait pas pôurquoi, lui planter son sabre dans le bide et lui dire qu'il ne l'aime plus... Dans le genre stabilité mentale, zéro. Le problème vient du fait que tout le film nous fait croire qu'il sait ce qu'il fait justement et qu'il est loin d'être fou.

Kylo n'est qu'un ado, mais un ado perdu, qui se repli sur lui-même et edopte un comportement d'enfant. Un ado désemparé qui se cherche un père qu'il n'a visiblement pas eu : et pour cause son père est Han Solo, le degré zéro de la responsabilité. Il est celui qui mis en position de déchet, sera voué à fuir désespérément sa position : son passage dans le côté obscur n'est que cela. Mais cette fuite semble vaine :son destin est d'échouer, de faire de la merde.

"Poupi !"

"Poupi !"

Il y a ensuite la pelleté de personnages qui ne servent à rien, juste là pour faire beau : Leia, Phasma, Luke...

Et il y a enfin Han Solo. On sent un Harrison Ford vieilli mais qui parvient à ranimer son vieux rôle. Toujours autant de charisme. Le personnage est  également très drôle et pour cause : il nous ressort presque les mêmes blagues qu'il y a 30 ans. Il apporte son plein fraîcheur au film et tant mieux. Pour moi la première trilogie, et tout particulièrement l'épisode IV, furent des oeuvres très drôles, sans que d'ailleurs cela nuise au côté épique de l'aventure. Si la prémogie fut assez lourde et difficile à digérer, c'est bien parce que l'humour lui manquait.

Seulement, lorsqu'on analyse un peu... Que reste-t-il de notre Solo ? Il vit justement en Solo (enfin avec Chewie quand même). Il a donc laissé tomber Léia pour retrouver sa vie d'antant, un contrebandier toujours mêlé à des magouilles impossibles, traînant dans les affaires les plus miteuses de la galaxie (comme du traffic de monstre). Il a perdu son vaisseau fétiche, le faucon Millenium. Il porte les mêmes vêtements ( mais a quand même changé de veste). Quasiment tout se qu'il entreprend dans le film tourne à l'échec: ne parvientpas à livrer ses monstres, ne parvient pas à fuir l'empire, parvient à la base rebelle mais lorsqu'elle risque d'ête détruite, ne parvient pas à ramener Ben, parvient à faire exploser la bouche d'aération mais au pris de sa vie finalement. Entre temps, il découvrira que Chewbacca possède une arbalète. Non mais là arrêtez les conneries ! ça fait plus de trente ans qu'ils travaillent et vivent ensemble, le mec essaye au bout de trente ans l'arme de son coéquipier ! Allo ! Allo ! Alerte aux Gogols !

Bref, Abrams a fait de Han Solo son nouveau déchet.

Allez c'est la fête, tout le monde danse !

Allez c'est la fête, tout le monde danse !

4. Un fantasme hollywoodien

Bon jusque là, je n'ai guère été original.  J'ai repris les critiques que la plupart ont déjà énoncées. En même temps, elles étaient tellement importantes qu'il m'était difficile d'en faire l'impasse.Pourtant, je dois avouer que ce qui m'a énervé le plus ne relève ni de la redite du scénario, ni de la non-pertinence des personnages. Non ce qui m'a vraiment dégoûté, cer sont les invraissemblances hollywoodiennes, les incohérences à la what the fuck censées faire bien.

Car le film est empli de n'importe quoi. D'abord, Han Solo. Le mec, avait atteind le statut princier, tout s'ouvrait à lui. Sauf qu'avec Leia ça n'a apparemment pas marché, bon admettions. Du coup, il reprend tranquillou son petit business, à patoger dans la merde de l'espace. Bon admettons. Mais attends... Il est pas censé règler un truc urgent ? Ah oui son fils ! Le gars il en avait plus rien à foutre de son mioche jusqu'à ce qu'il retombe dessus. Pas étonnant que l'autre lui foute un coup de pénis laser à travers le bide.

Ensuite, Rey. Elle joue trop bien, en plus son rôle est intéressant. Oui mais... On sent que c'est elle la future Jedi, et pour une future Jedi, c'est du What the Fuck. Il faut des années et des années d'entraînement auprès d'un maître Jedi ou Sith pour maîtriser la force. Elle, en deux minutes, elle manie déjà la suggestion (sur James Bond au passage). D'ailleurs, comment sait-elle que l'on peut suggérer par la force ?

Non mais c'est complètement débile ! Elle apprend toute seule la force, TOUTE SEULE !!!!!!!!!!!!!!!!!!! On est chez les gogoles ! C'est d'une niaiserie pas possible. Pareil pour la télékinésie (transport d'objet ,par la force), elle arrive à attirer le sabre laser comme ça... De fait, l'histoire perd de son sens. On voit mal pourquoi elle aurait besond e Luke Skywalker, l'homme le plus recherché de l'espace, vu qu'elle se débrouille bien toute seule.

La naïveté ne s'arrête point là. Kylo Rey (encore lui) se montre lui aussi ridicule dans son rapport à la force. D'un côté, on veut nous le montrer trop fort : il étrangle à distance, il trucide au sabre laser, il parvient à lire dans lers pensées et il arrive même à arrêter des tirs laser avec la force. Des tirs laser quoi !! Même Darth Vader ne faisait pas ça ! Et d'un coup le mec, on sait pas pourquoi, il se prend une branlée contre deux novices ! Non mais arrêtez ! Alors, certes il s'est pris un gros coup d'arbalète dans le bide, certes il vient d'empaler son papa, mais merde, certes la force semble du côté de Rey, mais le mec arrête des tirs laser avec la force. Il aurait du faire des sushis avec Finn en deux secondes. Il aurait pu jouer avec Rey toute encore ingénue qu'elle fut. Au lieu de cela, il se prend une branlée !

 

le côté obscur habitait aussi la mère de Kylo

le côté obscur habitait aussi la mère de Kylo

Ce qui ressort de ce massacre cinématographique, une triste hollywoodisation de quelque chose qui n'était pourtant au départ pas que cela. Star Wars était aussi un mythe, qui a su marquer l'histoire du cinéma.

Ce qui ressort des personnages ? De jeunes héros, en pleine sédition envers les anciens,   qui obtiennent tout immédiatement et sombrent dans la violence en cas de déception. De jeunes héros qui n'apprennent donc rien, qui croient déjà tout savoir, et veulent modeler le monde selon leur connerie. Des déchets qui imposent leur fiante au monde et veulent qu'elle soit considérée comme un trésor.

Un réalisateur qui, lui-même, demeurant un grand enfant, s'amuse à rejouer son Star Wars. Non pas à fournir une suite à la série, mais à revivre le Star Wars qu'il a connu dans son enfance. Un fan travaillant pour les fan. Un désastre.

La mascarade est complète. Hollywood, machine à fantasme du grand capital, réalise dans son film son propre fantasme, celui d'un monde où l'individu s'est ultimement libéré de l'autre, de la loi, du,père, en produisant sa propre loi - là où Anakin, lui, avait fini par bien se rétamer. Comédie dans la comédie qui tristement se fait rattraper par la réalité du merchandising où produits dérivés et  multiples Spin-Off - en plus des  2 suites canoniques -  en vue de combler un scénario intentionnellement lacunaire, s'annoncent comme de fragiles moyens pour faire perdurer le mythe indéfiniment.

Star Wars, le réveille de la farce.

La réalité est parfois dure à entendre : les gens préfèrent vivre dans un monde imaginaire. #killthefan

La réalité est parfois dure à entendre : les gens préfèrent vivre dans un monde imaginaire. #killthefan

Publié dans culture, critique, coupdegueule

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